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Edition et Auto-édition

Le plus difficile : SE FAIRE EDITER… Par Pierre Gougeon

Vous avez effectué les dernières retouches à votre manuscrit, vous l’avez fait lire à plusieurs de vos amis et tenu compte de leurs judicieuses remarques. Ils vous ont dit : « Ton manuscrit-ou tapuscritmérite d’être édité, adresse-le à un éditeur. »

Vous devez savoir que commence alors un véritable « parcours du combattant ». Toute naissance et vie d’un ouvrage, et quel que soit son mode d’édition : contrat d’édition en bonne et due forme, compte à demi, compte d’auteur, autoédition, se partage en trois parties :

  • l’ECRITURE
  • LA RECHERCHE D’UN EDITEUR
  • LA PROMOTION DE L’OUVRAGE


L’étape de l’écriture est celle qui passionne le plus chaque écrivain. Il faut savoir que les deux suivantes sont compliquées et que nous ne pouvons y échapper. Je connais des écrivains dont les manuscrits –intéressants- n’ont pas trouvé grâce auprès d’éditeurs qui proposent de véritables « Contrats d’édition ». Après parfois des années de recherche, ils ont cédé au « chant des sirènes » du compte d’auteur. A 99% ils se sont fait « escroquer »…Leur livre a été édité. Chèrement, à 500 ou 1000 exemplaires et ils n’en ont vendu que quelques-uns à leurs amis, avec une mise de fonds dépassant souvent 1500€…Ces éditeurs ne proposent ni distribution, ni promotion. Ils vendent du rêve aux écrivains. Attention aux désillusions ! Pour en savoir plus sur les différents modes d’édition, les pièges à éviter, je vous conseille l’excellent livre « SCRIPTOR », ou le numéro hors-série « PUBLIEZ VOTRE LIVRE EN 2000 » aux éditions de la revue « Ecrire aujourd’hui ».

Si vous n’êtes pas un écrivain connu

Si vous n’êtes pas un écrivain connu, que vous n’êtes ni vedette du petit ou du grand écran, ni footballeur ni politicien en vue…et que, de plus, vous commencez à écrire sur le tard, vous aurez des difficultés à trouver un éditeur qui vous signera un véritable « contrat d’éditeur ». Quelle que soit la qualité de votre œuvre. Les éditeurs sont rarement des mécènes. Ils n’engageront des fonds sur votre nom que s’ils ont un minimum de garanties sur les ventes futures de votre livre. Cependant, en fonction de vos écrits, l’entreprise est possible et vaut le coup d’être tentée. C’est une expérience enrichissante pour un auteur. Il faut savoir que certains genres sont difficiles à faire éditer : poésie, recueil de nouvelles, recueils divers, ses propres mémoires, etc. Généralement, ceux qui parviennent à se faire éditer dans ces genres-là, sont des écrivains déjà connus ou « reconnus »…

Il faut savoir aussi « cibler » l’éditeur selon le « produit » que vous présentez. Inutile d’envoyer un manuscrit de roman à un éditeur qui n’édite que de la poésie. Et inversement. Le livre « SCRIPTOR » vous donnera de bons conseils sur ce sujet-là. Même pour un roman, il est important de savoir quelles sont les « collections », ou « la ligne éditoriale » des éditeurs. Pour mon second roman Au risque de vous déplaire, j’en avais présenté le manuscrit à un éditeur de littérature régionale. Il n’a pas été retenu pour la seule raison que l’action de mon roman ne se déroulait pas entièrement en Anjou… « Nos lecteurs, m’a-t-on dit, aiment bien rester chez eux. » Mon roman, je le savais, n’était pas « régionaliste », mais j’avais quand même tenté… Même si ce point de vue est discutable, il fait partie des réalités économiques de l’éditeur. Il est difficile d’y échapper. Beaucoup de gens écrivent. La plupart des éditeurs reçoivent chaque jour des dizaines de manuscrits. Il vous faudra attendre, parfois longtemps, avant d’obtenir une réponse. Pour ce second roman Au risque de vous déplaire, j’avais ciblé trois éditeurs. Après ce premier refus, j’ai adressé mon manuscrit à une autre maison d’édition : Les Editions les 2 Encres. J’ai reçu une réponse affirmative par téléphone 5 jours après. Ce qui est très rare… Sur mes 5 parutions actuelles, je n’ai cherché-et j’ai trouvé- un éditeur que pour mes deux romans. Ces éditeurs m’ont signé un « contrat d’édition ». Dans ce type de contrat, l’éditeur prend tout à sa charge. L’auteur perçoit entre 8 et 10 % de droits d’auteur à partir d’un certain chiffre de vente.

C'est-à-dire peu. Selon les contrats, vous aurez droit à 40 ou 50 exemplaires gratuits pour vos « hommages » personnels. Ces exemplaires sont incessibles. Le manuscrit accepté, s’engage alors tout un travail avec l’éditeur qui a ses contraintes : nombre de pages, titre, couverture, texte de la 4ème de couverture, coût, etc. Ne considérez pas votre manuscrit comme une « œuvre chérie » à laquelle vous ne voulez rien changer. Vous risquez de perdre votre éditeur…J’ai toujours considéré que les éditeurs pouvaient apporter beaucoup aux auteurs. Le manuscrit de mon second roman accepté, il a été jugé trop long. On m’a demandé de « rogner » l’accessoire, de resserrer l’écriture, parfois. Le résultat n’en est que meilleur.

UNE AUTRE SOLUTION : L’AUTO-EDITION

Pour mes 3 autres parutions –contes et nouvelles- je me suis lancé dans l’autoédition. Un procédé qui demande la maîtrise de l’ordinateur, très peu d’argent, mais beaucoup de temps…Je trace ici quelles ont été mes principales étapes.

  1. L’écriture, bien entendu… (Et toutes les réécritures…) ;
  2. Se faire lire par plusieurs personnes qui sauront vous donner un avis. Leur demander ce qui va et surtout ce qui ne va pas. Retravailler éventuellement le manuscrit en fonction des observations qu’on vous aura fournies. Bien entendu, c’est vous qui avez le dernier mot…C’est pourtant une étape à ne pas négliger parce que vous n’avez pas le regard d’un éditeur ;
  3. Fabriquer soi-même et en entier « la maquette » du livre sur l’ordinateur, dans un logiciel de mise en page. Le logiciel « Publisher » fait l’affaire ;
  4. Relire et tout revérifier à deux la maquette : mise en page, frappe, orthographe ;
  5. Porter le tout dans une entreprise de reprographie. Celle-ci doit être en mesure d’effectuer de la photocopie numérique et posséder des machines permettant des reliures « dos carré »

Deux grands avantages :

A – Le coût est peu élevé : environ 4 Euros l’exemplaire, pour une centaine de pages format 14x21, avec couverture cartonnée en quadrichromie ;

B – La possibilité de faire fabriquer ses livres par 10 exemplaires minimum. Un exemple, pour « Chaperon Rouge règle ses contes », j’en ai fait tirer 50 exemplaires. Après, selon la demande, je les faisais retirer par 20 ou par 10, toujours au même tarif. Ainsi ma mise de fonds était remboursée au fur et à mesure des ventes.

Petit exemple d’un livre en chiffres :

Coût de fabrication de 50 exemplaires à 4 € = 200 €. Cinquante exemplaires vendus 8€ = 400 €. Vous avez gagné 400-200 = 200€ ? Non…Vous devrez déduire le coût de votre maquette : encre de votre imprimante, papier couché, frais de dépliant publicitaire, frais d’envoi, exemplaires offerts à la presse et à d’autres pour faire connaître votre ouvrage. En estimant à 7€ le prix de revient d’un exemplaire, il vous reste 1€ de bénéfice par exemplaire vendu. Ce qui est très bien (si, si !) Votre première mise de fonds a été minime (200€) et vous êtes rentrés dans vos frais. Bien entendu, comme l’argent de vous intéresse pas, 50 fois 1 € = 50 €, c’est peu de choses…Ce qui vous intéresse, ce sont vos 50 premiers lecteurs. Et vous avez bien raison !...Si vous en atteignez 300, ce sera très bien, mais ça ne sera pas sans mal…C’est le chiffre que j’ai atteint avec l’une de mes parutions autoéditée…Et n’omettez pas l’achat de vos logiciels, l’amortissement et l’entretien de votre matériel informatique ! C’est pour être lu que vous publiez, n’est-ce pas ?... N.B. – Ne pas oublier que le libraire vous demandera son bénéfice. A négocier.

Vous avez en main les premiers exemplaires de votre ouvrage, vous en êtes fier, mais vous n’êtes qu’au tiers de parcours !... Il vous reste à assurer :

  1. La déclaration légale de votre ouvrage;
  2. La promotion de votre livre;
  3. La distribution et la vente

LA CONQUETE DU LECTEUR

Gardant en tête cette réalité : même si vous êtes très connu de par votre activité professionnelle, il vous sera difficile de vous faire un nom dans la…littérature. C’est même parfois une « conversion » qui gêne l’entourage.

Si votre ouvrage s’est vendu à 1000 exemplaires, c’est une belle performance. Bravo ! En plus de votre talent, vous avez dû dépenser beaucoup d’énergie.

Exceptions

Si vous publiez un recueil ou vos mémoires, que vous voulez OFFRIR au cercle restreint de votre famille ou de vos amis, sans vente publique, vous avez juste à vous préoccuper de l’écriture et de la fabrication de votre livre. Vous n’avez aucune contrainte de dépôt légal, de promotion et de distribution.

L’Association ENCRES VIVES assure à ses adhérents une aide à l’autoédition.

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